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À propos de moi
Tout a commencé à 7 ans, avec un appareil photo et une curiosité qui n'a jamais vraiment cessé. À 12 ans, je développais déjà mes propres tirages dans le garage familial — une odeur de bain de fixateur dont je ne me suis jamais tout à fait remis. Cette passion précoce m'a conduit à remporter le concours du musée Nicéphore Niépce à 17 ans, ce qui, dans le monde de la photographie, ressemble un peu à marquer un but au Parc des Princes un dimanche de finale.
Après une licence d'Histoire à Dijon — qui m'a appris que le temps long existe et que rien n'est jamais vraiment nouveau — j'ai poursuivi avec un master 2 de l'Institut Français de Presse à Paris-Assas, l'une des formations universitaires de référence en journalisme. J'ai ensuite exercé le métier avec enthousiasme — pour Radio France, Le Parisien, puis le groupe Mondadori, où j'ai passé dix ans à accompagner la transition digitale, naviguer entre les rédactions et inventer des projets nouveaux. La photographie, pendant tout ce temps, continuait de me travailler.
Une parenthèse canadienne d'un an et demi m'a offert un terrain de jeu inattendu : des magazines de décoration d'un côté, et de l'autre l'effervescence du Grand Prix de Formule 1 de Montréal — deux univers que tout oppose et qui m'ont appris, chacun à leur façon, que la lumière ne ment jamais.
Pendant deux ans, j'ai photographié les coulisses du film de Joann Sfar "Le Chat du Rabbin", couronné d'un César. Ces images ont été publiées dans le making-of du film aux Éditions Dargaud. L'aventure ne s'est pas arrêtée là — nous avons réalisé ensemble un album mi-dessin mi-photo, Tokyo, publié chez Dargaud.
En 2010, j'ai quitté le journalisme pour me consacrer pleinement à la photographie. J'ai travaillé sur des campagnes publicitaires diffusées à grande échelle en France, et passé de beaux moments en Asie — Bali, Cambodge, Laos — aux côtés d'hôtels de luxe qui savaient ce que "lumière" voulait dire.
Depuis dix ans, je mène un travail artistique personnel autour de nos rapports aux lieux, de notre façon d'habiter le monde — ou de le traverser sans vraiment le voir. Cette recherche a donné naissance à plusieurs projets exposés aux Rencontres photographiques d'Arles, à Londres, à Bruxelles, à Paris Photo et au Festival d'Automne à Paris.
Aujourd'hui, le patrimoine est au cœur de mon activité — le patrimoine bâti (un livre paraîtra prochainement aux Éditions Liralest) et le patrimoine vivant, celui des Entreprises du Patrimoine Vivant qui conçoivent et produisent des objets rares et beaux.
En parallèle, je transmets ce que j'ai appris en tant que formateur, parce qu'une bonne image ça s'apprend — et parce que voir les gens progresser est l'un des rares plaisirs comparables à celui de déclencher au bon moment.
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